Digital Emergency

Comment l’innovation digitale en Chine, en Israël et en Corée a explosé à la faveur de la crise

Les crises épidémiques sont aussi de puissants vecteurs d’évolution des usages et d’adoption des technologies : e-commerce, réseaux sociaux, information en ligne, explosion du temps passé sur les mobiles …

Une simple analyse de la crise montre qu’en Chine les BATX, comme les GAFA Europe et Etats Unis, ont accéléré de manière inespérée leur pénétration de la société et des usages : d’information, de relation et transaction… vers le canal digital : réseaux sociaux, applications multiples, usage massif de la data, travail en réseau… La crise épidémique du Coronavirus a été un puissant vecteur de transformations de la société chinoise que la technologie a permis et accompagné. Les BATX ont coopéré massivement avec les pouvoirs publics et fournir des outils numériques pour aider les citoyens et le gouvernement à lutter contre la maladie, s’adaptant de manière agile et accélérée pour répondre à la crise foudroyante. En Chine des QR cordes sont développés pour suivre l’état de santé des personnes infectées et des applications pour détecter le virus.

La collecte et l’exploitation des données en Israël ou en Corée a été un facteur déterminant de lutte contre la pandémie: santé, historiques de déplacements et de géolocalisation des personnes. Elle a permis le des personnes infectées et à la prévention des contaminations, la mesure de l’état de santé à distance .

Israël a ainsi innové dans le « drive » en inventant les « drive in » de dépistage pour réaliser le test par un médecin, tout en restant à l’intérieur de son véhicule et identifier rapidement les personnes contaminées ou asymptomatiques. Un dispositif appelé “TrackVirus” permet de répertorier la liste des itinéraires empruntés par les personnes touchées par le virus. Pendant ce temps, la France mettait 3 semaines à coder une application mobile d’autorisations en PDF…

En Corée fort de l’expérience de l’épidémie de MERS il y a cinq ans et de ce fait du soutien de la population, le gouvernement a publié de manière transparente des informations détaillées sur les cas confirmés d’infections. Pas de noms, mais l’âge, le sexe, les trajets quotidiens des personnes en quarantaine sont rendus publics. Des développeurs ont codé des applis à partir de cette information en open date permettant de suivre les cas confirmés. Coronalive reçoit 300 000 visites par jour (voir ici),

Nous n’ignorons pas les questions de liberté des personnes engendrées par cette collecte d’information, mais par exemple en Chine c’est l’engagement des citoyens qui a permis d’endiguer l’épidémie du nouveau coronavirus?. ce n’est pas le gouvernement chinois qui le dit mais un rapport de l’OMS. Le contrôle des déplacements et confinements et le traçage des contacts qu’ont eu les infectés, en partie via l’intelligence artificielle utilisé en Chine semblent actuellement le seul moyen réaliste d’endiguer le redémarrage de l’épidémie avec des départs de feux, après le confinement. (voir ici un article très intéressant sur les leçons chinoises en réponse au Covid-19 par Bruce Aylward un vétéran épidémiologiste de l’OMS ).

Pourquoi le digital s’impose pour gérer la crise et après

Sans le digital on ne gagnera pas la guerre contre le Covid 19. Ce n’est pas Amazon ou Alibaba qui le dit mais un rapport très sérieux paru dans le revue Science le 30 mars : Quantifying SARS-CoV-2 transmission suggests epidemic control with digital contact tracing. Sans la puissance du digital et de la data et une application délivrée rapidement on ne pourra pas répondre de manière efficace à la vitesse et à la puissance de propagation du Covid 19.

L’instantanéité du digital, sa capacité virale, ses technologies légères en mode web, l’utilisation d’experts reconnus… sont revenus au premier plan. Ils auraient déjà dû être au cœur de la réflexion de tous les dirigeants d’entreprises moderne et le budget numéro 1, Mais ce qui était déjà loin d’être une réalité dans la plupart des conseils de direction avant la crise le devient encore moins maintenant. On veut faire des économies ? on coupe les budgets digitaux, à commencer par les experts… L’équipage du Titanic aurait-il fait mieux ? Malheureusement les médecins du Moyen Age opéraient saignée sur saignée, affaiblissant le patient… en croyant le guérir.

Et qu’en sera-t-il après la crise ?

La bascule massive des usages et une généralisation des technologies web comme services qui a des répercussions en terme d’allocation de moyens post crise.

Car au delà de la crise, de leur coté, les fonds de Private Equity jugent que la technologie est une valeur refuge qu’ils valorisent en regardant le cours des valeurs tech’. L’allocation de moyens financiers se fait donc désormais vers les entreprises dont le core business et le modèle opérationnel s’est digitalisé en profondeur.

Ce qui était une tendance de fond avant la crise est devenu la norme et tous les secteurs sont impactés de la pose de fenêtre à l’alimentation.

Winners take All

Exceller dans les 4 axes de la transformation digitale n’est plus un choix pendant et après la crise mais un gage sine qua non de survie.

Notre offre pour vous aider

Après avoir conçu Fnac.com et 01Net nos partners, digital natives, ont accompagné depuis 25 ans des entreprises comme Maisons du Monde, Grandfrais, Manutan, Michelin ou Renault. Nous sommes des femmes et des hommes d’expérience qui ont vu passer la plupart des grands dossiers de ces 25 dernières années. Quelques uns de nos services :

Mutations de la consommation et des usages

Concernant les mutations de la consommation notre filiale d’Innovation Tilt Ideas a développé une approches spécifique d’analyse des mutations des comportements post Covid19 des consommateurs