Coronavirus : le « monde d’hier » et le « monde qui vient » – par Didier Long

Penser le « monde de demain » comme un retour à la normale du « monde d’hier » semble bien une simple illusion. Je propose sur ce futur trois considérations : spirituelle, écologique et sociale. Quelques pistes de réflexion (pas définitives !) après 4 semaines de confinement.

Le « monde d’hier » s’en est allé

On nous vend donc aujourd’hui « la sortie » du dé-confinement et bien sûr tout le monde pense : « enfin la fin de la crise ! », deux tiers des 36,7 millions de téléspectateurs qui ont assisté au discours rassurant de l’Elysée nous dit Opinion Way… Mais peut-il y avoir d’autre discours qu’une propagande de guerre à l’heure où même la Reine d’Angleterre monte au créneau ?

Car, en dehors d’un vaccin, comme l’a montré le talentueux Olivier Sibony (voir ici et ici), ce genre de discours est une illusion. Cet espoir ne repose sur aucune réalité solide. Tout simplement parce que même si c’est difficile à comprendre la courbe des moyens (masques, respirateurs, lits…) est linéaire et la propagation du virus exponentielle. On ne lutte pas avec des moyens linéaires contre une menace exponentielle (revoir ici et ici).

On pourra arguer avec mon ami Jean-Philippe Derenne ex-chef du service de pneumologie et réanimation de la Pitié-Salpêtrière qui m’a sauvé d’une broncho-pneumonie (avant de m’accorder sans le savoir ! le Prix Esprit Bacchus de la ville de Saumur en 2005 pour mon premier livre, bref) qui déclarait il y a un mois que :

« Les contaminations sont exponentielles puis deviennent linéaires et deviennent sigmoïdes donc en baisse. »

… si on l’en croit la courbe de malades n’est donc pas exponentielle à l’infini. Mais cette vision se heurte à la réalité statistique qui s’accomplit aujourd’hui sous nos yeux.

Il n’y aura donc pas de « retour à la normale » au « monde d’avant ». On devra sacrifier soit les vieux (c’est déjà largement commencé), soit l’économie (8% – 10 % du PIB ? avec ce que cela suppose de misère matérielle et de détresses psychiques ), soit la démocratie pour laisser la place à un pouvoir fort (mais qui rêve de l’armée, du Front National ou d’un équivalent aux commandes ?), soit nos libertés individuelles (mais une personnes confinées est-elle libre ? sujet de philo du bac cette année ? )… on sacrifiera probablement un peu de tout cela à la fois.

Tout le monde a compris que la base du raisonnement jusque là, faute des masques et des tests qui ont sauvé la Corée, était le niveau de saturation des services de réanimation et la variable d’ajustement les humains… on ne comprend d’ailleurs pas bien le calcul qui a décidé de renvoyer les enfants à l’école pour contaminer les professeurs puis ramener le virus en famille en relançant l’épidémie le 11 mai…

Penser le « monde de demain » ? : limites

Un jour, le plus haut dirigeant du Shin Beth (services intérieurs israéliens) Avraham Chalom a dit d’expérience une phrase que je n’ai jamais oubliée :

« quand on lance une opération, à partir du moment où il y a un mort par terre on ne contrôle plus rien ».

C’est exactement ce qui nous arrive. Car ainsi va la guerre : on sait comment elle commence on ne connait jamais ni le nombre de morts, ni l’issue politique à l’avance. Qui peut croire un instant que la France se serait lancé dans la guerre en 14 si on avait su que le conflit ferait 18,6 millions de morts ? La guerre est par nature une réalité instable et chaque étape redéfinit une configuration systémique complètement nouvelle et quasi imprévisible qui oblige en permanence à redéfinir la stratégie et les moyens tactiques. Bien évidement ce qui est écrit dans les livres d’histoire, pas plus que de management, n’était prévisible avant…

Cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer à toute intelligence stratégique et tactique, compiler informations et données pour les analyser de manière prédictive… pour se livrer aux augures, haruspices, devins et autres entrailles de poissons pour prédire la victoire comme le faisaient la plus grande armée de l’Antiquité, celle de Rome. Cela veut seulement dire qu’il faut resituer cette crise dans l’histoire longue sans laquelle elle est incompréhensible.

Prévoir les grandes catastrophes est une illusion rétrospective. La chute de l’Allemagne en 1918 a annoncé la prise de pouvoir d’Hitler en 33 mais nous ne le savons que maintenant. Aucun service de renseignement dans le monde n’avait prévu la chute du mur de Berlin ou le 11 septembre et on relit la geste de Ben Laden en ‘oubliant’ qu’il était un homme de la CIA en Afghanistan au cours de la guerre froide. A contrario, toute proportion gardée, ceux qui lynchaient Rosine Bachelot avant-hier ne sont pas très pressés de venir nous expliquer en plateau leurs erreurs qui font aujourd’hui la France est le dernier pays sans masques de protection faute de stocks stratégiques, pardonnez-moi le vocabulaire guerrier.

La Première Guerre Mondiale a été un choc mortel pour l’idée de progrès du scientisme du 19ème siècle (voir ici l’article intéressant de Stéphane Audoin-Rouzeau); la Seconde a non seulement inventé le plus grand génocide de l’histoire mais a ouvert le guerre froide et l’épée de Damoclès des ogives nucléaires capables d’anéantir l’humanité; le choc du 11 septembre a montré l’illusion de la consommation d’un petite partie du monde basée sur l’exploitation du pétrole de pays colonisés… alors que l’Afrique se mourrait de maux multiples (94 % des décès liés au paludisme dans le monde en 2018 soit 380 000 personnes contre 120 000 dans le monde entier à cette heure pour le Coronavirus)… etc…

De plus, penser le monde comme l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis c’est juste oublier la Globalisation. L’Afrique s’apprête a recevoir l’épidémie, une catastrophe annoncée car les systèmes de santé y sont trés faibles et on ne voit pas bien comment le Coronavirus ne reviendrait pas en Europe faute d’un vaccin et alors que le seuil immunitaire de contamination de 60% des populations européennes ne sera pas atteint.

De cette crise ne sortira donc pas « le monde d’hier » comme disait Stefan Zweig de la Vienne et de l’Europe d’avant 1914, mais un autre monde, « le monde qui vient ». L’évocation du Conseil National de la Résistance évoqué hier soir par le président Macron ne suffira certainement pas à relever la profondeur du défi qui est adressé aujourd’hui à l’humanité.

Il est encore trop tôt pour imaginer le « monde de demain » mais peut être vaut-il la peine de percevoir les premières lueurs du « monde qui vient »avec ce que cette expression signifie de dynamique spirituelle [1].

Le monde qui vient : Pourrons-nous continuer à vivre sans spiritualité ?

Des choix moraux fondamentaux ont en réalité déjà été fait.

Chacun a déjà un de ses proches qu’on a invité à « aller se soigner chez lui ». En clair : « Monsieur vous êtes trop vieux et en phase terminale, on garde nos lits et nos respirateurs pour les plus jeunes qui ont des familles à nourrir et éventuellement feront repartir l’économie…». Est-ce mieux que ceux qui sont morts seuls sans personne à qui parler ? Ou sans enterrement ?

Le signe d’apparition de l’humanité pour de nombreux anthropologues est le fait que l’homme enterre et chérisse ses morts. Ce fait signale l’apparition du religieux dans l’histoire humaine. La simple fragilisation de ce principe sur simple décret est en soi une défaite morale qui devrait nous inquiéter sur notre état de santé spirituel.

Il faut dire que tout le monde n’a pas « obéi ».

Le pape François a demandé aux prêtres d' »avoir le courage de sortir et d’aller voir » les malades. Le journal de la conférence épiscopale italienne « Avvenire » a déjà recensé 79 prêtres contaminés par le Covid-19. Vous pensez peut-être que c’est un scandale sanitaire mais ces gens ont estimé que servir leur prochain dans ses derniers instants était un impératif plus important que leur propre vie.

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Des rabbins orthodoxe ont fait de même au nom du principe disant que le devoir rendu à un mort est un principe d’amour gratuit supérieur à tout acte de bonté (mitsvah), car celui-ci ne pourra pas vous le rendre.

D’autre ont agi différemment, un des plus grands sages d’Israël, le Grand Rabbin Bakshi-Doron, parti ce dimanche à cause du Coronavirus n’a été accompagné que de 20 personnes.

Tous ces justes sont partis sans faire de bruit.

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Vous les prenez pour des fous et des retardés… mais si c’était eux qui avaient raison en terme de valeurs ?

Comme le déclarait le neuropsychiatre Boris Cyrulnik le 25 mars sur France Inter :

« Depuis que les êtres humains sont sur Terre, ils font des sépultures, ils font des rituels du deuil. Toutes les cultures en ont et là, on sera obligés de ne plus en faire. Donc ça va provoquer des angoisses et de grands malaises parmi les survivants, pendant les mois et les années qui suivent. »

Comme l’a montré Philippe Ariès qui a étudié les attitudes devant la mort depuis l’ancien régime nous avons gommé le mort de nos sociétés avancées, repoussé celle-ci dans les hôpitaux, on ne meurt plus à la maison mais à l’hôpital loin des vivants. Nous avons en réalité délégué la souffrance humaine à des soignants « techniques » pour simplement éviter notre propre responsabilité spirituelle. Cette vision technique de l’être humain le considère comme une mécanique, une chose, et pas comme un fait spirituel. L’optimisation du système de santé et la baisse d’allocation de crédits reflétait le triomphe d’une société de gagnants où le mort (inévitable rappellons-le) remet en cause le système consumériste et une vision réifiante de l’humain dont la crise actuelle montre les limites.

Nous sommes devenus cruel envers des personnes qui nous ont donné la vie. Et il ne suffira pas d’oublier cela pour que nos enfants ne nous le reprochent pas un jour. Ce simple fait devrait nous alerter sur notre état de santé spirituel. La société qui ne chérit pas celui ou celle qui part à renoncé à célébrer la dimension spirituelle de ses vivants qui transcende toute autre considération. Celui qui s’affranchit de ce lien oublie son humanité, il ne s’étonnera pas demain d’être considéré comme une chose.

Comment allons nos réinventer dans « le monde qui vient » une spiritualité qui protège les faibles, les malades, les handicapés, les anciens, les vulnérables ? Bref qui honore notre humanité commune ? une Spiritualité ?

Contrairement à une illusion européenne le monde n’est pas devenu moins religieux en évoluant scientifiquement et techniquement, et la société américaine en est la preuve, mais furieusement religieux selon l’expression de Peter Berger.

Comment ferons-nous pour sortir de la vision technico-consumériste qui fait de l’humain un moyen et pas une fin, une chose et pas un absolu ? Quelle spiritualité, fut-elle laïque, pourrait garantir cela ? En dehors de cette réflexion est-on sûr qu’on n’aboutira pas à une exaltation des religieux les plus extrêmes dont l’islamisme mondialisé nous a donné un avant-gout ? Et finalement on peut se poser la question : quand l’homme ne se considère plus sur fond d’absolu, qu’il ne croit plus à sa transcendance, est-ce qu’il finit pas par adorer et croire n’importe quoi ? Cette crise et la chute si rapide de nos valeurs fondamentales n’est-elle pas l’occasion de nous reposer la question spirituelle ?

Pour résumer avec le Talmud :

« C’est pour cela que l’homme a été créé seul, pour t’apprendre que celui qui ôte la vie , détruit un monde entier ; et celui qui sauve une vie, sauve un monde entier.»

(Talmud de Babylone, Sanhedrin 5, 5)

Le monde qui vient : la revanche de la Vie

Nous avons cru dans notre démesure, comme les extra-terrestres de La guerre des mondes, (le roman de H. G. Wells date de 1898 !) que nous étions plus forts que la réalité biologique que nous avons un peu oubliée.

Nos intelligences artificielles qui imitaient avec succès de tout petits morceaux de l’algorithmie naturelle nous ont laissé croire que l’intelligence et la mémoire humaine pouvaient se séparer de leur substrat biologique. Loin de moi de nier l’efficacité d’une intelligence artificielle pour lire une radio ou analyser l’évolution possible d’un virus plus rapidement qu’un cerveau humain… Mais qu’ont-il prévu de la crise ces magnifiques systèmes prédictifs dont le transhumanisme nous racontait qu’ils allaient bientôt remplacer le vieux cerveau rouillé has been de Sapiens ?

Rappelons qu’un simple virus relativement peu dangereux (le taux de mortalité d’Ebola est de 60% et non pas 2% comme le Coronavirus; le SRAS était de 10%) a réussi à confiner 3 milliards d’humains.

J’espère bien sûr me tromper et qu’un vaccin, un miracle ou un Messie phocéen vont changer la situation, j’admire l’immense courage des hôpitaux et l’héroïsme ordinaire de ceux qui ont trouvé en eux même l’intelligence, le courage et la force pour que le système de santé français ne sombre pas : « des chirurgiens orthopédistes ont accepté de devenir aides-soignants, des spécialistes de se transformer en urgentistes ou infectiologues, des services entiers de changer d’affectation ne s’écroule pas » nous dit notre admirable professeur et ami Gabriel Steg (voir ici) mais en réalité on ne reviendra pas « comme avant » en mettant les bouchées doubles en sortie de crise. Que fera-ton si un virus de type Ebola se répand demain ? S’il touche les jeunes ?…

En réalité nous sommes seulement les passagers de la vie, arrivés à la dernière minute de son cycle qui a commencé il y a 3 milliards d’année. Une évolution de codes et d’algorithmes complexes, de coopérations et de luttes, une intelligence incommensurable qui a produit la vie, la conscience, les sociétés d’insectes sociaux, les homéostasies de nos corps, ou la respiration de l’atmosphère par les plantes grâce à la lumière, des systèmes auto régulés par des intelligences complexes en interaction, un prodige dont on ne peut pas faire le reverse engineering (lire L’Ordre étrange des Choses d’Antonio Damasio). La maîtrise des grands écosystème climatiques, bactériens, en est à ses balbutiements et nous allons devoir réinscrire toutes nos activités et décisions dans leur observation et protection. Car le maintien de la vie et sa continuation par la reproduction est un principe premier connu de n’importe quelle fleur… et la vie qui a su se débarrasser jusque là de tout ses prédateurs mortels peut très bien continuer sans l’humanité comme elle a vécu durant des milliards d’année…

Cette crise repose donc la question de l’écologie du vivant et de la planète, cet univers étrange qui « vit en nous comme nous vivons en lui » (Lynn Margulis), comme base fondamentale si nous voulons reconstruire un monde et une société où le terrorisme des bactéries, phénomène naturel, ne cessera certainement pas mais où nous avons à inventer des sociétés solidaires responsable de l’écosystème du vivant ; de l’univers bactériel à l’atmosphère qui nous protège et que nous respirons.

Je dois à mon ami le professeur Christian Perronne de m’avoir fait découvrir le fascinant L’Univers Bactériel de la biologiste américaine Lynn Margulis, je ne peux que conseiller sa lecture comme une propédeutique à toute réflexion.

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Le monde qui vient : vers une autre société ?

Ceux qui applaudissent la crise du Coronavirus comme une faillite du capitalisme mondialisé et de ses actionnaires devraient aller faire un tour en Inde ou en Afrique. Les faillites massives des PME, le chômage de masse et la grande pauvreté sont-ils le gage de systèmes de santé plus solides et d’une société plus sûre ? Rien n’est moins sûr.

Les perspectives économiques s’assombrissent chaque jour : le plan de financement de Bercy est passé de 45 milliard d’euros il y a un mois à 115 milliards ce jour. Une dette à 115% du PIB. 9 millions de salariés au chômage partiel en France. 16 millions d’Américains qui ont perdu leur travail, des milliers de PME fermées. Les 500 plus grandes entreprises cotées US qui ont perdu plus de 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le BIT qui prévoit que jusqu’à 24,7 millions d’emplois pourraient être liquidés par le Covid dans le monde. Les chiffres donnent le vertige. Et il faudra bien sûr passer au tiroir caisse.

Il est clair que la crise du Coronavirus va nous obliger à repenser la valeur ajoutée de l’économie et de chacun à l’intérêt général.

On peut imaginer que le monde de demain valorisera ceux qui ont risqué leur vie dans la crise, ceux qui à cette heure-ci font vivre le pays. C’est à dire pas les cadres en villégiature dans leur résidence secondaire mais le personnel au contact quotidien de la maladie : aides soignantes, infirmières, brancardiers, médecins, logisticiens, cariste et routiers, aides à domicile, caissières de supermarché… savez-vous que cette géographie sociale est exactement celle de la France périphérique, ces banlieusards de la globalisation heureuse qui étaient sur les rond-points il y a 6 mois comme l’a montré le très sérieux Jérôme Fourquet ? Ces ‘enragés’ dont le pouvoir en place a juste arraché les yeux et les mains au lance grenade dans une véritable guerre de rue ?

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Peut-on imaginer que ces « premiers de tranché » soient durablement étouffés ? Et si nous ne le faisons pas, pouvons-nous sérieusement penser que les masses affamées par la crise voterons pour des pouvoirs démocratiques ?

Il est probable que le monde de demain reconsidère sous un tout autre angle ceux à qui il accorde la valeur de symbole et de héros.

Il est fort est probable qu’à ce jeu là, les multiples salariés dirigeants qui n’ont jamais pris le risque ni la peine de créer une entreprise et qui ont reçu en quasi-héritage un diplôme de grande école et sont les voisins dans les conseils d’administration de leurs voisins de crèches des beaux quartiers aient à reconsidérer leur position.

Il est probable que nous relisions aussi de manière complètement nouvelle la Globalisation et la collaboration des sociétés humaines. Pourrons nous maintenir longtemps l’Afrique à la remorque de l’histoire ? le Moyen Orient en guerre du pétrole depuis un siècle ?…. Le Coronavirus nous repose la question d’une société d’humains vraiment humaine.

Dans Capitalisme, socialisme et Démocratie, Joseph Schumpeter affirmait que les théologiens du Moyen Age avaient découvert des principes économiques dont nous aurions dû nous inspirer pour ne pas réinventer la roue.

Giacomo Todeschini a proposé une approche renouvelée des rapports entre l’Église médiévale et le monde des échanges matériels[2]. Il montre que les théologiens du 13ème siècle ont réfléchi à la valeur ajoutée des différentes parties de la société. Ne devrions-nous pas refaire le même effort pour créer une société plus juste ?

En évitant de le faire ne plongerions-nous pas dans la dictature, l’anarchie ou plus probablement l’ochlocratie, cette dictature la foule et des sentiments éphémères de l’opinion (en ligne ?) parfaitement décrite par Platon. Car lorsque la démocratie entend remédier à l’oligarchie elle sombre dans le pire des régimes qui est l’ochlocratie. (début du livre IX de La République)

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Voilà donc quelques « petites questions » que nous pose la crise du Coronavirus au bout de quatre semaines de confinement. Il s’agit moins de parler du « monde de demain » dont probablement aucun d’entre nous ne connait sérieusement les contours mais d’essayer de penser les premières lueurs du « monde qui vient ». Un monde plus pauvre, plus mais plus spirituel et plus fraternel si nous le voulons.

[1] Olam Aba en hébreu. Le monde à venir est l’une des croyances fondamentales du judaïsme, étroitement liée à l’eschatologie et au messianisme juif.

[2] G. Todeschini, Richesse franciscaine. De la pauvreté volontaire à la société de marché, Verdier, 2008 (éd. it., Bologne, 2004).

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